Société & Faits divers

Exclusif à Diamaguène : Le fils de son beau-frère la filmait sous la douche pour la faire chanter

Le quartier de Diamaguène Sicap-Mbao est sous le choc après l’arrestation d’un jeune homme pour des faits de voyeurisme et de chantage sexuel. Sa cible n’était autre que sa propre tante, qu’il harcelait depuis six mois en menaçant de briser son mariage.

Une trahison familiale née à Matam

Tout commence dans l’intimité d’une concession familiale à Matam. Profitant de la cohabitation, le suspect s’est transformé en prédateur numérique. À l’insu de sa tante — une mère de famille dont l’époux travaille en France — il parvient à capter trois vidéos d’elle dans sa douche. Un trésor numérique qu’il gardera précieusement avant de passer à l’offensive une fois installé à Dakar à Diamaguène.

Six mois d’un calvaire psychologique

C’est via WhatsApp, caché derrière un numéro anonyme, que le « corbeau » lance son chantage. Le marché est sordide : des rapports sexuels réguliers contre son silence. S’il n’obtient pas gain de cause, il menace de diffuser les images sur la place publique et, surtout, de les envoyer à son oncle émigré pour détruire l’honneur de la dame.

L’erreur fatale : 500 F CFA qui coûtent cher

Pendant un semestre, la victime subit cette pression sans savoir qui se cache derrière l’écran. Mais la technologie a fini par trahir le maître-chanteur. Un simple transfert de 500 F CFA a servi de fil d’Ariane : en récupérant l’identité liée au compte de réception, la victime tombe des nues. L’agresseur est un membre proche de sa belle-famille.

La Brigade de recherches de Diamaguène entre en scène

Sans hésiter, la dame a porté l’affaire devant les limiers de Diamaguène Sicap-Mbao. Interpellé à Fass Mbao, le jeune homme a été confronté aux preuves irréfutables stockées dans son smartphone. Acculé, il est passé aux aveux complets.

Il est actuellement poursuivi pour :

  • Collecte de données à caractère pornographique
  • Chantage et menaces de diffusion d’images obscènes

L’œil de l’expert : Ce que dit la loi sénégalaise

D’après le Code Pénal sénégalais et la loi sur la cybercriminalité (loi n° 2008-11), les faits reprochés à ce jeune homme sont extrêmement graves. Il risque de lourdes peines, car le dossier cumule plusieurs infractions.

Voici le détail de ce qu’il risque selon la législation sénégalaise :

1. Collecte illicite de données à caractère pornographique

Le fait de filmer quelqu’un à son insu (voyeurisme numérique) est sévèrement puni.

  • La peine : Selon l’article 431-27, il risque entre 1 et 7 ans d’emprisonnement.
  • L’amende : Une amende allant de 500 000 à 10 000 000 F CFA.

2. Chantage (et Chantage sexuel)

Le chantage est régi par l’article 372 du Code Pénal. Le fait de menacer de révéler des images compromettantes pour obtenir une faveur (ici sexuelle) est une circonstance aggravante.

  • La peine : Entre 2 et 5 ans d’emprisonnement.
  • L’amende : De 200 000 à 2 000 000 F CFA.

3. Menaces de diffusion d’images obscènes

Même s’il n’a pas encore publié les vidéos, la simple menace de le faire par le biais d’un système informatique (WhatsApp) est une infraction à part entière.

  • Circonstance aggravante : Puisque la victime est sa tante (parenté par alliance), le juge pourrait être plus sévère dans l’application des peines.

En résumé :

S’il est jugé coupable pour l’ensemble de ces chefs d’inculpation, les peines ne se cumulent pas forcément de manière arithmétique au Sénégal, mais le juge retiendra la peine la plus forte ou une confusion de peines.

Dans la pratique : Il s’expose très probablement à une peine de 2 à 5 ans de prison ferme, compte tenu de la préméditation (le chantage a duré 6 mois) et du préjudice moral causé à une femme mariée au sein de sa propre famille.

Source officielle : Consulter le Code Pénal du Sénégal sur le site du Gouvernement

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