Tribunal de Thiès : L’incroyable excuse d’Abass Cissé, le cultivateur de Yamba de Grand-Thiès
Abass Cissé, résidant à Grand-Thiès, a été interpellé dans une affaire qui secoue le quartier de Grand-Thiès. Le nommé Abass Cissé, âgé de 49 ans, a été interpellé par les forces de l’ordre pour une activité illicite singulière : il transformait son propre appartement en une véritable plantation de cannabis.
L’excuse d’Abass Cissé à Grand-Thiès pour sa plantation
C’est suite à une information anonyme que les policiers ont effectué une descente au domicile d’Abass Cissé à Grand-Thiès. Sur place, les agents ont découvert plusieurs pots de chanvre indien (Yamba) soigneusement entretenus. Loin de nier les faits, le prévenu a surpris les enquêteurs par ses explications.
Le Yamba comme remède contre l’asthme ?
Devant les enquêteurs, Abass Cissé a soutenu une ligne de défense inédite. Selon lui, il ne cultivait pas cette drogue pour la revente, mais pour un usage purement thérapeutique. Souffrant de crises d’asthme chroniques, il a affirmé que le fait d’inhaler le parfum des plantes de Yamba chaque matin lui permettait de calmer ses difficultés respiratoires et d’éviter les crises.
Une présentation au parquet attendue
Malgré cette justification audacieuse, la loi sénégalaise reste stricte sur la détention et la culture de substances psychotropes. Abass Cissé a été placé en garde à vue et devrait être présenté au procureur dans les prochaines heures. Cette affaire insolite continue de faire jaser dans tout le quartier de Grand-Thiès.
our Abass Cissé, la justice sénégalaise risque de ne pas être aussi compréhensive que son excuse sur l’asthme. Selon la loi n° 97-18 du 1er décembre 1997 (le Code des Drogues au Sénégal), voici ce qu’il risque concrètement :
1. La qualification des faits
Même s’il prétend que c’est pour se soigner, la culture de cannabis est assimilée à de la production et du trafic de stupéfiants s’il y a plusieurs pots.
- Culture de chanvre indien : C’est une infraction grave car elle implique une volonté de produire la substance.
2. Les peines de prison
Au Sénégal, les peines pour ce genre de délit sont sévères pour décourager les plantations domestiques :
- Emprisonnement : Il risque entre 5 et 10 ans de travaux forcés (ou de réclusion criminelle selon la quantité et l’interprétation du juge).
- Circonstance atténuante ? Son avocat pourra plaider la « consommation personnelle » pour réduire la peine à 2 ou 5 ans, mais la « culture » (le fait de planter) est souvent plus lourdement sanctionnée que la simple « détention ».
3. Les amendes financières
En plus de la prison, le tribunal de Thiès peut lui infliger une amende salée :
- L’amende peut aller de triple à décuple la valeur des drogues saisies, ou une amende fixe pouvant atteindre plusieurs millions de FCFA.
4. La confiscation
Tous les pots, les graines, et potentiellement le matériel utilisé pour la culture dans son appartement seront saisis et détruits sous contrôle judiciaire.
Selon le Code des Drogues au Sénégal, l’excuse thérapeutique n’est pas reconnue pour la culture du chanvre indien. Abass Cissé s’expose donc à une peine de travaux forcés, la loi ne faisant pas de distinction entre le ‘jardinage médical’ et le trafic de stupéfiants.
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