Société & Faits divers

Trafic d’identité au Sénégal : La Dnlt de Saint-Louis fait tomber une filière de vente de documents

Par la Rédaction de Le Dakar Times | Mercredi 13 Mai 2026

Le déclic de l’enquête à Rosso

La Direction nationale de la Lutte contre la Traite (Dnlt) a réalisé un coup de filet majeur dans le nord du pays. Tout commence par l’interception à la frontière de Rosso de Fatoumata Binta Diallo, une ressortissante guinéenne détenant une identité sénégalaise suspecte. Les premiers éléments révèlent que ce document précieux a été acquis pour la somme de 50 000 FCFA.

Des complicités au cœur de l’administration ?

L’interrogatoire de son époux, Ibrahima Ba, a permis de remonter la trace des faussaires. Les enquêteurs s’intéressent désormais de très près à la mairie de Diouloulou, où un agent municipal est activement recherché. Cette affaire rappelle les fraudes massives récemment signalées à Ziguinchor et Wakhinane Nimzatt, suggérant l’existence d’un réseau organisé à l’échelle nationale.

Ce que risquent les prévenus selon les dispositions du Code pénal sénégalais :

1. Fraude à l’état civil et usurpation d’identité

L’article 351 du Code pénal, souvent cité dans les dossiers de ce genre, réprime l’utilisation frauduleuse de documents officiels. Pour l’achat d’une identité (comme le cas de la ressortissante guinéenne ayant payé 50 000 FCFA), les peines peuvent aller de :

  • Emprisonnement : Généralement de 6 mois à 2 ans fermes pour l’usurpateur.
  • Amendes : Des sanctions financières importantes sont souvent assorties à la peine de prison.

2. Complicité d’agents publics (Le cas de la mairie)

Pour l’agent municipal recherché à la mairie de Diouloulou, les sanctions sont beaucoup plus lourdes car il s’agit d’un faux commis par un officier public dans l’exercice de ses fonctions :

  • Peines criminelles : S’il est prouvé que l’agent a falsifié des registres officiels, il risque des peines de travaux forcés ou une réclusion criminelle pouvant aller jusqu’à 10 ou 20 ans.
  • Radiation : Une interdiction définitive d’exercer toute fonction publique est quasi systématique en cas de condamnation.

3. Blanchiment et criminalité financière

Comme l’indique le rapport de la Centif, ces activités entrent souvent dans le cadre du blanchiment de capitaux :

  • Les complices et organisateurs de ces filières peuvent être poursuivis pour association de malfaiteurs.
  • La loi prévoit la confiscation de tous les biens acquis grâce aux revenus de ces fraudes.

À LIRE AUSSI : Scandale des 49 millions : Les dernières révélations de l’enquête .


REJOIGNEZ LA COMMUNAUTÉ LE DAKAR TIMES

📲 NOTRE CANAL WHATSAPP : Soyez les premiers informés des grandes décisions de justice au Sénégal. 👉 Cliquez ici pour rejoindre le Canal

La Rédaction

L'équipe rédactionnelle de Le Dakar Times se consacre à fournir une information fiable, réactive et vérifiée sur l'actualité au Sénégal. Spécialisés dans les faits de société, la justice et les exclusivités, nous mettons un point d'honneur à respecter l'éthique journalistique pour éclairer nos lecteurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *