Affaire Pape Cheikh Diallo : Mandat de dépôt pour l’acteur Aziz Guèye et deux agents du Port, Cheikh B. Mbacké sous contrôle judiciaire
L’affaire dite « Pape Cheikh Diallo » (PCD) vient de connaître un tournant majeur au Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye. Ce jeudi matin, la Brigade de Recherches de Keur Massar a déféré sept suspects devant le juge d’instruction du premier cabinet. Voici les détails des décisions tombées à l’issue des auditions.
Quatre suspects dorment en prison
Le magistrat instructeur n’a pas été clément avec tout le monde. À la suite de leur inculpation, quatre individus ont été placés sous mandat de dépôt :
- Abdou Aziz Guèye : Acteur bien connu de la série « Mariama ».
- El Hadji Malick Diao : Styliste de profession.
- Birahim Fall et Bamba Amar : Deux agents en service au Port Autonome de Dakar.
Ces quatre mis en cause ont passé leur première nuit en détention ce jeudi.
Bracelets électroniques et contrôles judiciaires
D’autres suspects ont bénéficié de mesures de liberté provisoire, bien que restant sous la main de la justice :
- Ibrahim Bittar : Le célèbre vétérinaire a été placé sous surveillance électronique (bracelet). Il est soupçonné de liens d’affaires avec le banquier Doudou Lamine Dieng.
- Mohamed Diop : Le peintre a été mis sous contrôle judiciaire.
- Cheikh Bassirou Mbacké : Le maître coranique, arrêté plus tôt à Diourbel, a également été placé sous contrôle judiciaire. Après son face-à-face avec le juge, il a été autorisé à regagner son domicile à Touba.
Pourquoi cette affaire secoue Dakar ?
L’affaire PCD continue de tenir l’opinion publique en haleine par la diversité des profils impliqués : du milieu artistique au secteur portuaire, en passant par le secteur bancaire. L’enquête, menée par la gendarmerie de Keur Massar, semble loin d’avoir livré tous ses secrets.
Pour les détenus (Mandat de dépôt)
L’acteur Abdou Aziz Guèye, le styliste El Hadji Malick Diao et les deux agents du Port (Birahim Fall et Bamba Amar) risquent le plus gros à court terme.
- La détention préventive : Ils restent en prison durant toute la durée de l’instruction (qui peut durer plusieurs mois) jusqu’au procès.
- Peines de prison ferme : S’ils sont reconnus coupables des chefs d’inculpation (qui tournent souvent autour de l’escroquerie, l’association de malfaiteurs ou le blanchiment dans ce type de dossier), ils risquent plusieurs années de prison ferme selon le Code pénal sénégalais.
- Amendes : Des sanctions financières importantes peuvent s’ajouter à la peine de prison.
Pour les bénéficiaires du bracelet électronique
Le vétérinaire Ibrahim Bittar a évité la prison, mais il reste sous surveillance électronique.
- Restriction de liberté : Il doit respecter une zone géographique précise. S’il sort de cette zone sans autorisation, il peut être immédiatement envoyé en prison (mandat de dépôt).
- Risque pénal identique : Le port du bracelet ne signifie pas qu’il est innocent. S’il est jugé coupable lors du futur procès, il risque les mêmes peines de prison que les autres.
Pour le contrôle judiciaire
Le maître coranique Cheikh Bassirou Mbacké et le peintre Mohamed Diop sont les « plus libres » pour l’instant, mais sous conditions strictes.
- Obligations administratives : Ils doivent généralement émarger (signer) au tribunal à intervalles réguliers et ne pas quitter le territoire national (retrait de passeport fréquent).
- Risque de réincarcération : Le moindre manquement aux obligations fixées par le juge entraîne l’annulation du contrôle judiciaire et un placement direct en détention.
Le Dakar Times restera sur le coup pour vous informer de la suite de l’instruction.
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